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En quelques mots ...
Titulaire d’une maîtrise de chimie, mention « chimie organique », je suis devenu professeur de physique-chimie en 1998. J’ai enseigné dans un collège de ZEP et en lycée.
Jeune parent en même temps que jeune enseignant, j’ai assez vite mesuré l’écart qui pouvait exister entre le discours tenu par l’éducation nationale et la réalité de certaines classes. Dès lors, j’ai souhaité participer au débat d’idées sur les questions scolaires et, ainsi, confronter mes points de vue avec d’autres.
J’ai publié des tribunes dans des quotidiens nationaux et un article plus conséquent dans la revue Le Banquet. Récemment, avec Claude Thélot et le sénateur Jean-Claude Carle, j’ai participé à l’élaboration d’un colloque au Sénat intitulé : « L’école, une urgence pour les politiques ? La place et le rôle des parlementaires ».
Dans Le Monde du 26 mai, au cours d’une tribune assez ahurissante, Rupert Murdoch prône l’utilisation du numérique à l’école afin d’atteindre l’égalité scolaire. Reprenons certains points de son texte.
Découper l’année scolaire en deux. Une première partie commune à tous et une autre optionnelle : telle pourrait être la réponse de l’Education nationale pour mieux prendre en compte l’hétérogénéité des élèves tout en maintenant l’objectif d’élever un maximum de jeunes au plus haut niveau. La conférence sur les rythmes scolaires actuellement en cours est justement l’occasion de mettre cette question en débat.
Les questions d’éducation étant par nature des questions sensibles, l’application de toute nouvelle politique d’éducation devrait reposer sur une stratégie mûrement réfléchie : en amont, évaluation de la faisabilité, des moyens à mettre en œuvre et des coûts ; en aval, accompagnement de la décision politique, évaluation de l’efficience et de l’efficacité des politiques menées. Aucune politique ne devrait être abandonnée avant d’en avoir déterminé ses échecs et ses réussites.
Pour aboutir, une politique doit être expliquée et rencontrer un minimum l’assentiment de ceux qui auront à l’appliquer. Cela suppose aussi de pouvoir s’appuyer sur des médias qui ne chercheront pas à tout prix à jouer sur le registre de l’émotionnel et du sensationnel, transformant ainsi un débat d’idées en querelle passionnelle. Il ne s’agit pas essentiellement de moyens financiers à mettre à la disposition de l’Éducation nationale mais d’une stratégie qualitative et d’une implication de toute la société dans l’œuvre éducative.
En l’espace d’une semaine début mai 2010, deux rapports, celui de la Cour des Comptes et celui de l'Institut Montaigne (1), ont attiré l'attention des responsables politiques comme des citoyens sur le fonctionnement ou plutôt les dysfonctionnements de l'enseignement scolaire à différents niveaux.
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